Pour quelle raison
devrais-je faire une régression dans une vie
antérieure ?
Il existe plusieurs
raisons de vouloir se rappeler d’une vie antérieure.
Pour certaines personnes, il est simplement amusant et
captivant d’explorer une ou plusieurs vies antérieures.
Cela s’apparente alors à du «tourisme» dans le passé :
vous replongez dans une expérience vécue, vous retrouvez
d’anciens talents et vous essayez d’en récupérer
quelques-uns pour les utiliser dans votre vie
quotidienne. Il s’agit également d’une manière de
retrouver les êtres chers avec lesquels on a vécu dans
une autre vie.
Le voyage dans une
autre réalité spirituelle peut aussi être éducatif. Ce
voyage vous donne la possibilité d’avoir une plus grande
connaissance de votre propre âme, de votre passé, de
votre présent et parfois même de votre futur. Vous
pourrez ainsi mieux réaliser les objectifs de votre vie
présente ou ceux de toutes vos vies passées, mieux
comprendre vos relations et les aspects transpersonnels
de votre existence.
Et enfin,
l’expérience de la régression peut vous conduire au
sentiment indescriptible d’être connecté à tous les
êtres et vous procurer une sensation d’unité, en vous
amenant au plus proche de votre spiritualité. Il s’agit
en définitive d’une expérience profonde qui vous apporte
une certaine paix dans la vie.
Presque tous les
pionniers, comme Brian Weiss par exemple, se sont
intéressés à cette thérapie par hasard. La plupart
d’entre eux étaient très réticents et ne croyaient pas
aux vies antérieures ou à la réincarnation. Certains
étaient très sceptiques quant aux résultats que cette
thérapie pouvait amener à leurs clients, mais ils ont
changé d’avis avec le temps, quand ils ont vu que la
méthode portait ses fruits. Les preuves étaient dans les
améliorations drastiques et rapides de l’état des
personnes qui suivaient une thérapie de régression en
âge. Certaines de ces personnes suivaient pourtant une
thérapie conventionnelle depuis des années, avec très
peu d’améliorations, voire pas du tout. Même si la
plupart de ces clients ne croyaient pas aux vies
antérieures, ils n’en ont pas moins ressenti de profonds
bienfaits.
Dans une recherche
menée de 1985 à 1992, Hazel Denning a étudié des
résultats portant sur 1'000 sujets ayant suivi une
thérapie de régression, où elle a mesuré l’impact de
cette expérience à deux niveaux, une première fois peu
de temps après la thérapie et ensuite une seconde fois 5
ans après. Sur les 450 sujets qu’elle a pu retrouver
après 5 ans, 24% ont déclaré que leurs symptômes avaient
complètement disparu, 23% ont signalé des progrès
considérables ou importants et 17% une amélioration
visible.
Manifestement, tous les problèmes
ne trouvent pas leur cause dans une vie antérieure.
Certains problèmes doivent être traités par d’autres
thérapies.
Reste que la thérapie des vies
antérieures est utilisée avec succès dans les cas
énumérés ci-dessous :
- Les tendances à des
comportements perturbés et persistants, qui n’ont
pas évolué de manière significative avec d’autres
formes de thérapie
- Les problèmes relationnels
- Les phobies
- Certaines maladies physiques
chroniques (asthme, allergies, maux de têtes,
douleurs inexplicables dans le corps, etc.)
- Les émotions négatives, dont celles qui perdurent tout au long d’une vie (haine contre des membres de sa famille, solitude mal vécue, etc.)
Il n’est
pas toujours nécessaire d’avoir à régresser dans une vie
antérieure traumatisante. Le retour à des vies
antérieures plus «faciles» peut s’avérer extrêmement
enrichissant pour :
- Accéder à des forces et à des
accomplissements propres aux vies antérieures
- Se fixer des buts dans la vie
présente
- Retrouver des personnes proches dans une vie antérieure
- Accéder à la vie dans l’au-delà et à une sagesse intérieure indispensable pour donner un sens à la vie actuelle.
Quelques études de
cas à propos de vies antérieures
J’aimerais vous
donner divers exemples concernant des vies antérieures
et les résultats qui ont suivis après une thérapie.
Tâchez cependant de bien garder à l’esprit qu’il ne
s’agit que de simples exemples et que vous n’auriez pas
forcément les mêmes résultats si vous alliez voir un
thérapeute avec les mêmes problèmes que ceux évoqués
ci-dessous (chaque cas étant différent).
Les noms des
personnes concernées ont été modifiés pour préserver
leur vie privée.
David est venu un
jour me voir pour une allergie au pollen. Bien que je
n’étais pas sûr de pouvoir l’aider par rapport à cette
pathologie très spécifique, il était volontaire et
décidé à tenter l’expérience.
Dans une vie
antérieure, David était une femme, qui, comme travail,
utilisait des plantes et des herbes pour soigner des
personnes du village et les aider à surmonter leurs
douleurs. L’époque semblait reculée, vers le 15e
siècle environ, soit une époque où bien des gens
pensaient que David était une sorcière.
Or, au Moyen Age,
les sorcières étaient, en Europe, poursuivies par
l’Eglise et David n’y a pas échappé. Mais, le prêtre du
village où David vivait n’arrivait pas à apporter des
preuves concrètes de sorcellerie, car David faisait très
attention et prenait beaucoup de précautions. Du coup,
le prêtre a envoyé des hommes violer David (qui avait un
corps de femme) pour pouvoir ensuite l’accuser
d’adultère. Ce stratagème a fonctionné, si bien que
David a été condamné et sa punition fut d’avoir les yeux
crevés et brûlés. Suite à ce châtiment, il a ressenti
une profonde injustice, amplifiée par le fait qu’il ne
pouvait plus continuer à travailler, car, devenu
aveugle, il ne pouvait plus voir les plantes et
déterminer lesquelles étaient nécessaires aux
traitements. Ce sentiment d’injustice l’a rongé jusqu’à
sa mort, toute empreinte de frustration.
En cours de
thérapie, David a pu surmonter le chagrin lié à cette
vie antérieure, réussissant à pardonner au prêtre et aux
hommes qui l’avait «violé». Aujourd’hui, deux ans après
les séances, David n’a plus aucune allergie au pollen.
Diana avait 18 ans
quand elle est venue me voir. Son souci était qu’elle
souffrait, depuis sa naissance, d’une vive peur des
explosions ou des ballons qui explosent. En fait, tout
bruit d’explosion la mettait dans un état hystérique,
avec des tremblements et des pleurs si forts qu’elle
ressentait le besoin d’aller se cacher dans une armoire.
En cours de
thérapie, elle a d’abord exploré sa vie présente,
remontant à une situation où, alors qu’elle n’était
qu’un bébé, elle fut, lors d’une fête, exposée à des
feux d’artifices. Cette régression en âge n’a amené que
très peu de changements, si bien que nous avons opté
pour un «voyage» dans une vie antérieure. Dans celle-ci,
Diana était un soldat en guerre, qui, tiraillé par la
peur, avait décidé de déserter. Alors qu’elle quittait
le champ de bataille, elle entendait des explosions et
les cris des autres soldats blessés ou en train de
mourir. Or, de retour dans son village, personne ne
l’avait bien accueillie, car tout le monde savait
qu’elle avait déserté et abandonné ses compagnons
d’infortune. Il en a résulté qu’elle est morte de
solitude, sans plus aucune estime d’elle-même et en
ressentant une très grande culpabilité pour avoir
abandonné les autres soldats durant la guerre.
Une fois que ces
pensées et sentiments négatifs ont – en cours de
thérapie – été éliminés, Diana n’a plus éprouvé aucune
crainte d’être entourée de ballons ni d’aller voir des
feux d’artifice, tous les symptômes ayant disparu.
Déborah avait 45
ans et souffrait de dépression depuis plusieurs mois.
Elle ne voulait plus vivre et pensait que sa vie était
injuste.
Elle est retournée
dans une vie antérieure où les gens l’avaient jugée et
condamnée pour un travail mal fait. Sa punition,
terrible, avait été d’être noyée. Les bourreaux avaient
attaché ses mains et ses chevilles, puis l’avaient jetée
dans une rivière enfermée dans un sac. Or, lors de sa
régression, elle a reconnu le juge qui l’avait
condamnée, qui n’était autre que son ancien patron dans
la vie réelle. Sa dépression avait commencé quand cet
ancien patron l’avait licenciée sans raison apparente.
Après avoir
travaillé à répétition sur ces problèmes, elle est
devenue capable de pardonner et a ressenti à nouveau
l’envie d’avancer dans la vie, avec espoir et bonne
humeur.
Annabelle était
simplement intéressée à faire l’expérience d’une
régression dans une vie antérieure. En état de
relaxation, elle s’est vue en femme mariée qui attendait
le retour de son mari dans les années 1940. Or, durant
cette attente, un officier est venu lui annoncer la mort
tant redoutée de son mari, survenue dans un accident de
sous-marin ou de bateau semble-t-il.
Après la séance,
Annabelle a fait des recherches sur le nom de famille
qu’elle avait dans la vie antérieure et la date de
l’accident, lesquelles ont abouti à une personne qui a
réellement vécu au Canada dans les années 1940 et dont
la description correspondait à ce qu’elle avait vu dans
sa régression. De cette expérience troublante, elle a
acquis la conviction qu’elle était véritablement une âme
éternelle. Elle a aussi acquis la certitude que son
frère, dont elle se sent très proche, n’était autre que
son mari décédé par accident dans la vie antérieure.
Il s’agit ici – c’est à noter –
d’un cas plutôt exceptionnel. Il est en effet
très rare d’être capable de retrouver des détails aussi
précis et de pouvoir ensuite remonter à des personnages
réels. Mais cela arrive de temps à autre. Si, en
général, les personnes ne retrouvent pas de traces aussi
concrètes, c’est que le but de l’expérience vise avant
tout, rappelons-le, à apprendre des choses sur soi-même,
de guérir et non pas à obtenir des certitudes quant à
l’existence des vies antérieures.
Sandra est venue
me voir pour une peur d’abandon. Etant enfant, elle a
été abandonnée dans des circonstances malheureuses. La
peur liée à cet abandon persistait toujours, même si
elle pouvait rationnellement comprendre et assumer les
événements passés.
Lors de la
régression, elle s’est vue au temps des Egyptiens.
Malheureusement, nous n’avons pas été capables de
comprendre le rôle qu’elle jouait ni à quelle ère
précise elle se trouvait. Elle se souvenait de la mort
du pharaon et du fait qu’elle a été emmenée
dans la tombe de celui-ci après qu’on lui ait donné des
sédatifs. Elle était alors entièrement consciente
lorsqu’elle a été momifiée. Elle mourrait ainsi avec la
terrible sensation d’avoir été trahie et abandonnée par
des êtres chers qui étaient pourtant censés –
pensait-elle – l’aimer très fort.
Toujours est-il
que grâce à sa régression, Sandra a fini par comprendre
que l’amour était plus puissant que tout et qu’il
traversait aussi bien l’espace que le temps. Forte de
cette conviction, elle a pu, dans sa vie réelle,
pardonner aux personnes qui l’avaient abandonnée. Elle
peut désormais vivre pleinement sa vie.
E-mail: info@reincarnation.ch
