La réincarnation et le
Karma
La régression en âge ou la
thérapie des vies antérieures implique
nécessairement de croire à la réincarnation. Les
thérapeutes spécialisés utilisent des méthodes qui
vont de l’hypnose au Reiki en passant par le
shamanisme pour induire le client à «revivre» une
vie antérieure et identifier la cause du problème.
C’est seulement si le client assume ce qu’il a «vu»
et revécu qu’il pourra résoudre le problème dans sa
vie présente.
Il existe plusieurs théories
de la réincarnation en fonction des différentes
écoles de pensée qui ont traité le sujet. Le concept
de la régression est aussi ancien que le yoga et
philosophe indien Darshan de Patanjali. Celui-ci a
écrit, autour de l’an 4 avant J.-C., que toutes les
expériences et chaque vie de l’âme (chitta) étaient
«enregistrées» et qu’elles ne se perdaient jamais.
Tout resterait intact dans le plus petit détail et
nous pourrions tout réutiliser avant que tout ne se
fige dans la mémoire. L’accumulation des traces ou
des Karmas provenant des vies antérieures peuvent
dès lors influencer notre manière d’agir et de nous
comporter dans une situation donnée. Darshan de
Patanjali a recommandé d’utiliser la méditation et
le yoga pour alléger l’âme des traumatismes
antérieurs, qui ont une influence négative. Il
s’agit d’une théorie très proche de celle du Nirvana
dans la religion bouddhiste.
L’idée de la réincarnation
peut certes effrayer certaines personnes. Les
réticences peuvent venir de l’éducation ou du fait
de ne pas avoir d’avis bien précis à ce sujet. Mais,
selon des estimations, plus de la moitié de la
population mondiale croit en la réincarnation.
L’idée d’une possible réincarnation apporte une
certaine sérénité à des gens qui croient qu’il
existe autre chose en dehors de nos corps physiques
et qu’il est possible d’en tirer des enseignements
utiles pour avancer dans la vie. Cela fait sens pour
nombre de personnes et c’est pourquoi la croyance en
la réincarnation est si populaire.
Le principe de la
réincarnation et le concept du Karma sont souvent
associés l’un à l’autre. Ordinairement, l’Occident
interprète l’idée du Karma comme une fatalité, une
prédestination selon laquelle tout serait gravé dans
du marbre et que nous n’aurions plus aucune liberté
de choix dans nos vies.
Or, en sanscrit, le mot Karma
signifie «action» et désigne le résultat de tous les
actes positifs ou négatifs accomplis par une
personne (ou âme) dans le passé, mais aussi tous les
actes qui restent à accomplir dans le présent et le
futur. Le Karma détermine ainsi notre vie, mais
aussi la joie ou les souffrances que nous apportons
aux autres. Ce concept rejoint d’anciens proverbes
du type «le passé nous rattrape toujours» ou l’«on
récolte toujours ce que l’on a semé».
Lors d’une régression dans une
vie antérieure, on peut se voir comme étant le
coupable ou la victime, si bien que l’on acquière
une meilleure compréhension des problèmes impliquant
d’autres personnes. Le Karma est un principe
d’équilibre, qui peut très bien se modifier et
évoluer avec le temps. Si différents aspects peuvent
être traités lors d’une régression en âge, vous avez
toujours le choix de revivre ou non certaines
situations et vous pouvez tout aussi bien mettre une
situation en attente pour la travailler plus tard,
lorsque vous vous sentirez prêt.
Vous n’avez
pas vraiment besoin de croire en la réincarnation ou
au Karma pour qu’une thérapie régressive fonctionne
pour vous. Aussi longtemps que vous gardez un esprit
ouvert, vous allez pouvoir tirer des bénéfices de
l’expérience et de cette forme de thérapie. En
définitive, vous êtes libre de croire dur comme fer
à une vie antérieure ou de penser que ce que vous
«voyez» n’est que le fruit de votre imagination. Et
vos croyances personnelles n’ont que peu
d’influences. Des gens de toutes les cultures
retrouvent des images et ce qu’on appelle des
«réminiscences» de vies antérieures.
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